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Les résultats de Durban ne sont pas suffisants, dit le COE

Les résultats de Durban ne sont pas suffisants, dit le COE

“Les jeunes pour l’éco-justice” lors d’une manifestation à Durban

01 janvier 2001

Dans une déclaration lue le 9 décembre aux membres de gouvernements du monde entier réunis pour le Sommet des Nations Unies sur le climat à Durban, Afrique du Sud, le Conseil œcuménique des Eglises (COE) a réaffirmé la nécessité de conclure un traité équitable, ambitieux et contraignant, qui permette de s’attaquer efficacement aux effets des changements climatiques sur les communautés vulnérables.

“A Durban, les communautés religieuses se sont rejointes de diverses manières pour exprimer l’idée que le changement climatique est aussi une crise morale et spirituelle. Nous proclamons ensemble que nous avons la foi. Agissons maintenant pour la justice climatique”, affirme la déclaration.

Le texte a été lu au segment de haut niveau de la 17e Conférence des parties (COP 17) à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) par Elias Crisostomo Abramides, du Patriarcat œcuménique de Constantinople.

Durant deux semaines, la délégation du COE à la COP17, qui s’est terminée le dimanche 11 décembre à Durban, a mis en lumière les dimensions théologiques, éthiques et spirituelles du changement climatique au travers de diverses activités.

Exprimant son point de vue concernant la COP17, le secrétaire général du COE, le pasteur Olav Fykse Tveit, a observé: “Bien qu’un accord minimum ait été réalisé à la dernière minute pour maintenir la validité du Protocole de Kyoto, franchir quelques étapes en direction d’un nouvel accord juridiquement contraignant en 2015, et donner une forme concrète au Fonds vert pour le climat, les résultats de Durban sont dans l’ensemble loin d’être suffisants pour donner une réponse aux pays qui sont en train de disparaître, et aux générations futures.”

“Nous devons écouter les pays et les populations vulnérables, et penser à l’héritage que nous laisserons à nos enfants. Les Eglises devraient continuer à agir et à prier, en particulier en ce temps où nous nous préparons à l’événement de Noël, quand Dieu a envoyé son Fils, Jésus, sauver la planète que nous aimons”, a-t-il ajouté.

Le samedi 3 décembre, quelque 200 à 300 personnes associées à la campagne œcuménique “Un temps pour la justice climatique” se sont jointes à des milliers d’autres manifestants pacifiques marchant à travers les rues de Durban pour exprimer les exigences de la société civile face aux changements climatiques.

Plaidoyer interreligieux en faveur de la justice climatique

Le jour suivant, lors d’une célébration interreligieuse, des prières ont été dites par des responsables religieux baha’is, Brahma Kumaris, bouddhistes, chrétiens, hindous, juifs et musulmans.

Lors d’un atelier organisé au Centre de la diaconie de Durban, le métropolite Seraphim du Zimbabwe, du Patriarcat orthodoxe grec d’Alexandrie et de toute l’Afrique, a posé cette question: “Les activités en faveur de la sauvegarde de la création et contre le changement climatique et la pauvreté ne sont-elles pas un moyen concret d’édifier l’unité visible de l’Eglise?”

Guillermo Kerber, responsable de programme du COE en charge des questions de la sauvegarde de la création et de la justice climatique, a souligné qu’une fois encore les négociations n’ont pas été à la hauteur des attentes des pays les plus pauvres et les plus touchés, des Eglises et de la société civile dans son ensemble.

“Nous sommes encore très loin de la réponse déterminée que les communautés et régions vulnérables affectées par les changements climatiques attendent de la communauté internationale pour faire face aux défis en ce domaine. Certains pays industrialisés ont fait obstacle à une démarche plus ambitieuse et efficace. La décision du Canada de se retirer du Protocole de Kyoto est un exemple de l’échec des négociations.”

Alors qu’on lui demandait s’il y avait néanmoins un motif d’espérance qu’il souhaiterait mettre en évidence, Guillermo Kerber a répondu: “Lors de cette COP, les jeunes engagés dans le projet ‘Les jeunes pour l’éco-justice’ (Y4EJ) ont manifesté l’enthousiasme et l’engagement de la jeune génération pour combler l’écart entre les activités d’éco-justice au niveau des paroisses et les efforts de défense des causes au niveau mondial.”

Le projet Y4EJ, organisé conjointement par le COE et la Fédération luthérienne mondiale, réunissait 30 jeunes adultes du monde entier pour une session de formation, des visites sur le terrain et une interaction avec la COP17.

Texte complet de la déclaration du COE à la COP17

Déclaration sur la COP17 par le secrétaire général du COE

Message vidéo du secrétaire général du COE

Plus d’informations sur les activités du COE en faveur de l’éco-justice

Souci de la création et justice climatique

Des photos haute résolution du projet “Les jeunes pour l’éco-justice” à Durban sont disponibles sur le site photos.oikoumene.org