Ecumenical Water Network

Le ROE est un réseau mondial d'Églises et d'organisations chrétiennes visant à promouvoir l'accès pour tous à l'eau

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Le Réseau oecuménique de l'eau demande que les questions relatives à l'eau soient traitées de façon globale

Le Réseau oecuménique de l'eau demande que les questions relatives à l'eau soient traitées de façon globale

A la recherche de l'eau à Yambio, petite ville de la province d'Equatoria occidentale. Soudan, mars 1995.

01 janvier 2001

"En échangeant nos expériences, nous nous sommes également aperçus que l'approvisionnement en eau, l'assainissement et la protection de l'environnement ne devaient pas être traités séparément, mais de manière globale" dit la déclaration finale de la Conférence "Les Eglises pour l'eau en Afrique" qui s'est tenue du 21 au 25 mai à Entebbe (Ouganda).

Cette conférence rassemblait près de 70 participants, parmi lesquels des dirigeants d'Eglises, des théologiens, des experts en hydraulique et des coordinateurs de projets. Ils étaient venus de 19 pays d'Afrique, ainsi que d'Europe et d'Amérique latine, pour discuter du rôle des Eglises face à la crise de l'eau en Afrique. La conférence était organisée par le Réseau oecuménique de l'eau (ROE), en collaboration avec le Conseil chrétien mixte d'Ouganda, la Conférence des Eglises de toute l'Afrique (CETA) et ACORD (Association de coopération et de recherche pour le développement), basée en Ouganda.

Les participants ont demandé instamment aux gouvernements et aux institutions multilatérales de respecter le droit des êtres humains à l'eau et d'assumer leurs obligations dans le domaine de l'approvisionnement en eau. "L'une des étapes importantes consiste à donner la priorité à un approvisionnement en eau juste et durable pour les pauvres et les exclus et de donner à l'eau et à l'assainissement une place importante dans l'établissement des budgets nationaux et des autres attributions financières, y compris dans l'aide au développement" dit la déclaration finale lue par l'évêque Elisa Buberwa, de l'Eglise évangélique luthérienne en Tanzanie.

Les participants ont souligné que, en dépit des promesses faites dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement, 65% de la population rurale en Afrique n'ont toujours pas de système d'adduction d'eau correct, et que 73% n'ont pas d'assainissement convenable. Ce qui diminue les chances d'atteindre ces objectifs. "On ne vaincra jamais la pauvreté sans traiter de façon adéquate la question de l'eau et de l'assainissement", peut-on lire dans cette déclaration.

Dans son discours de clôture, le métropolite Jonah Lwanga, de l'Eglise orthodoxe en Ouganda, s'en est pris à la tendance actuelle consistant à transformer tous les biens communs en marchandises et à les privatiser. Il a incité les participants à "poursuivre avec enthousiasme le débat sur ces questions, dans ce pays et dans cette région".

Les participants se sont inquiétés des conséquences du changement climatique qui rend les chutes de pluie imprévisibles, qui provoque des sécheresses prolongées, des inondations catastrophiques, la désertification et l'assèchement des sources. "L'existence et l'avenir de millions de personnes sont menacés" dit la déclaration.

Ils ont affirmé que l'accès à l'eau était un droit humain fondamental, que la protection et le contrôle des ressources en eau relevaient essentiellement de la compétence publique et que l'on ne devait pas considérer l'eau comme une marchandise, mais comme un bien commun fondamental pour les générations actuelles et futures. "Il est possible de fournir de l'eau à tous - il faut pour cela donner priorité aux pauvres et aux exclus dans le domaine de la politique de l'eau et dans l'attribution des fonds."

Les participants, qui représentaient des Eglises et des organisations religieuses, ont déclaré que l'eau était l'origine et la source de la vie, qu'elle exprimait la grâce de Dieu, perpétuellement, envers l'ensemble de la création. Selon eux, les groupes religieux sont appelés à exercer dans ce domaine une gestion responsable, à préserver l'eau et à la partager pour le bien de l'humanité et de la création.

Le programme de la conférence comportait également un échange avec des groupes locaux. Les participants sont allés visiter un quartier périphérique de Kampala et des communautés rurales dans la région occidentale de Masaka ainsi qu'à Busoga, dans l'Est.

La conférence a déclaré que la participation des communautés rurales et des groupes défavorisés à tous les stades d'intervention sur les questions relatives à l'eau n'était pas seulement un impératif démocratique, mais également la condition de la durabilité et un préalable à la paix.

Les participants se sont félicités d'avoir eu l'occasion de découvrir des technologies et des méthodes utilisées dans d'autres pays d'Afrique susceptibles d'être mises en application dans leur propre travail. On a souligné la nécessité de continuer à approfondir les échanges concernant les meilleures façons de procéder.

Le Réseau oecuménique de l'eau (ROE) favorisera la poursuite du dialogue entre les participants à cette conférence, et il l'élargira de façon à y inclure d'autres Eglises et organisations rattachées aux Eglises. Il est prévu d'organiser un certain nombre d'ateliers de continuation en 2008.

Le ROE est une initiative d'Eglises, d'organisations et de mouvements chrétiens qui défendent l'idée que l'eau est un droit de la personne et qui agissent en faveur de l'accès des populations à l'eau grâce à des initiatives de proximité dans le monde entier.

Contacts avec les médias :
Maike Gorsboth +41-76-459-7727
Dunstan Ddamulira +256-772-457726

Texte intégral de la déclaration de la conférence du ROE

Site internet du Réseau Oecuménique de l'Eau

Cf. également notre communiqué de presse du 18 mai 2007